Gros coup dur pour le rugby asiatique
Auteur:
Hinato
Publié le: 06/05/2014


Le rugby asiatique a connu un coup très dur le mois dernier. HBSC, la célèbre banque hongkongaise, vient en effet de stopper son partenariat avec les tournois asiatiques de rugby à XV et à 7. Cette annonce a eu un effet immédiat puisque le Top 5 asiatique sera ainsi réduit à trois équipes seulement dès l'an prochain (Japon, Corée du sud et Hong Kong). Un véritable drame pour le développement du rugby à long terme en Asie

Après avoir lancé le tournoi des 5 nations asiatique en 2008 et les Asian Sevens Series en 2011, HSBC a retiré son parrainage estimé entre un et deux millions de dollars par an. Une somme énorme quand on sait que de nombreuses fédérations de rugby en Asie tels que l'Ouzbékistan, le Laos ou bien d'autres dépendent de ce partenariat.

Il semblerait que l'incertitude de la participation d'HSBC avec les Sevens World Series est joué un rôle dans sa séparation avec le rugby asiatique. La saison prochaine sera en effet la dernière dans lequel la banque hongkongaise sera le sponsor officiel du célèbre circuit de rugby mondial à 7, en vertu de l'accord actuel. Mais ce n'est pas tout. Les très faibles affluences dans les stades de rugby ainsi que le peu de progrès noté dans le niveau des équipes ont sans doute joué un rôle majeur dans la lassitude d'HSBC qui a donc fini par se retirer de son partenariat avec le rugby asiatique. 

Le récent président de l'Asian Rugby Football Union, le hongkongais Trevor Gregory (depuis décembre 2013), qui est également président de l'Hong Kong Rugby Football Union, est évidemment intervenu sur cet évènement qui va profondément marquer le rugby asiatique:

"Bien sûr, le retrait de HSBC est un coup, mais nous serons éternellement reconnaissants, car sans leur présence, le rugby asiatique ne serait pas là où il est maintenant. Très saint, avec 28 équipes qui participent et quatres autres pays qui veulent nous rejoindre. Grâce à leur soutien ainsi que la CISR, nous avons des fonds disponibles pour continuer le bon travail." 

Les fonds de l'ARFU ne sont malheureusement pas illimités et sans sauveur providentiel rapidement, le rugby asiatique court à sa perte. Mais qui alors pourrait venir sauver le rugby sur le continent asiatique? Il pourrait se nommer le Japon. Le pays du soleil levant, qui veut que la coupe du monde de rugby de 2019 sur ses terres soit celle de toute l'Asie a enfin l'occasion de passer des paroles aux actes. L'archipel nippon dispose de très nombreuses multinationales milliardaires qui pourraient financer sans problèmes les tournois de rugby à XV et à 7 en Asie. Mais le fera-t-il? Telle est la question.

Les grands patrons japonais pourraient se voir peu intéressés par ce partenariat à perte assuré, surtout après le départ précipité d'HSBC. Le Japon, qui domine son continent, a pourtant besoin d'un rival pour permettre au rugby asiatique de progresser. On annonçait la Chine, mais elle se moque royalement du rugby à XV et mise tout sur le rugby à 7, désormais compétition olympique. On annonçait le Kazakhstan, mais depuis 2011, la sélection se voit priver de ses meilleurs joueurs (retenus dans le championnat russe) et évolue en Division 1 (2ème division asiatique).

La Corée du sud et Hong Kong font des progrès mais sont encore loin du niveau des Brave Blossoms. Le Japon pourrait se voir tenter comme on en parle depuis des années de quitter la zone asiatique et rejoindre la zone Pacifique pour passer un pallier. Mais cela aurait des conséquences désastreuses pour le rugby en Asie. L'équipe de rugby à XV japonaise sert de locomotive pour le rugby de tout un continent. On ne doit pas l'oublier. 

 
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