Bilan de fin de saison des Sunwolves
Auteur: Hinato
Publié le: 16/07/2017


Les Sunwolves redémarrent de zéro

Après une première année difficile (une victoire, un nul, treize défaites), les Sunwolves démarraient une seconde saison en Super Rugby. Beaucoup de changements à commencer par le staff: l'ancien entraîneur-adjoint néo-zélandais Filo Tiatia remplaçait son prédécesseur Mark Hammett et devenait le nouvel entraîneur-chef de l'équipe. Atsushi Tanabe restait toujours l'entraîneur de l'attaque tandis que Shin Hasegawa (entraîneur de la mêlée) en provenance de Yamaha Jubilo et le néo-zélandais Ben Herring, entraîneur de la défense, faisaient leur arrivée. Ces deux derniers intégraient aussi au passage le staff de Jamie Joseph avec les Brave Blossoms.

Côté joueurs, pas moins de 22 joueurs quittent l'effectif dont plusieurs importants comme l'ouvreur samoan Tusi Pisi, l'ailier Akihito Yamada et le troisième ligne américain Andrew Durutalo. En sens opposé, 18 joueurs intégrent l'équipe dont des cadres de la sélection japonaise comme le 1/2 de mêlée Fumiaki Tanaka (Panasonic Wild Knights) et l'arrière Kotaro Matsushima (Suntory Sungoliath). Mais ce n'est que temporaire car quatorze autres joueurs vont rejoindre la franchise nippone avant le début de saison. Contrairement à la saison passée, l'effectif commence enfin à ressembler à celui du Japon selon les souhaits du sélectionneur Jamie Joseph, pour pouvoir vraiment travailler sur le long terme.


L'effecif des Sunwolves annoncé au 12 décembre 2016:

Avants: Masataka Mikami (Toshiba Brave Lupus, 14 caps), Keita Inagaki (Panasonic Wild Knights, 10 caps), Koki Yamamoto (Yamaha Jubilo, un cap), Heiichiro Ito (Yamaha Jubilo, 0 cap)Koo Jiwon (Takushoku Univ., 4 caps), Takuma Asahara (Toshiba Brave Lupus, 14 caps), Koki Yamamoto (Yamaha Jubilo, 8 caps), Shota Horie (Panasonic Wild Knights, 12 caps), Takeshi Kizu (Kobelco Steelers, 12 caps), Takeshi Hino (Yamaha Jubilo, 0 cap)Hitoshi Ono (Toshiba Brave Lupus, 12 caps), Shinya Makabe (Suntory Sungoliath, 6 caps), Liaki Moli (Auckland, 38 caps), Kyosuke Kajikawa (Toshiba Brave Lupus, 0 cap)Eddie Quirk (?, 53 caps), Yuhimaru Mimura (Yamaha Jubilo, 0 cap), Shuhei Matsuhashi (Ricoh Black Rams, 0 cap)Uwe Helu (Yamaha Jubilo, 0 cap)Malgene Ilaua (Toshiba Brave Lupus, 0 cap)Yoshitaka Tokunaga (Toshiba Brave Lupus, 0 cap)Willie Britz (NTT Shining Arcs, 24 caps)

Arrières: Fumiaki Tanaka (Panasonic Wild Knights, 43 caps), Kaito Shigeno (NEC Green Rockets, 11 caps), Yuki Yatomi(Yamaha Jubilo, 10 caps), Keisuke Uchida (Panasonic Wild Knights, 0 cap)Takahiro Ogawa (Toshiba Brave Lupus, 0 cap)Harumichi Tatekawa (Kubota Spears, 13 caps), Yu Tamura (NEC Green Rockets, 15 caps), Hikaru Tamura (Toshiba Brave Lupus, 0 cap),  Hayden Cripps (Tokyo Gas, 0 cap)Derek Carpenter (Suntory Sungoliath, 12 caps), Timothy Lafaele (Coca-Cola Red Sparks, 0 cap), Kenki Fukuoka (Panasonic Wild Knights, 0 cap), Teruya Goto (NEC Green Rockets, 0 cap),  Riaan Viljoen (NTT-Docomo Red Hurricanes, 64 caps), Kotaro Matsushima (Suntory Sungoliath, 4 caps), Yasutaka Sasakura(Panasonic Wild Knights, 9 caps)

Les Sunwolves dans le dur d'entrée


Le 25 février, les Sunwolves coulent à domicile face aux Hurricanes (83 à 17)

Mais comme l'an dernier, les internationaux nippons ne sont toujours pas en contrat avec la Japan Rugby Football Union et ont dû jouer en Top League. La préparation d'avant saison est des plus courtes: deux semaines et pas de matchs amicaux contre des franchises du Super Rugby. Le 25 février, le carnage face aux Hurricanes est inévitable. Avec un XV de départ qui plus est inexpérimenté (sept titulaires faisaient leur début dans la compétition) suite au forfait de nombreux cadres, les japonais prennent une branlée contre les néo-zélandais (83 à 17).

La semaine suivante, les hommes de Filo Tiatia jouent leur premier match délocalisé dans un Singapore National Stadium vide et ne peuvent rien face aux Kings (défaite 37 à 23). On commence à se dire alors que la saison risque d'être longue. Mais la première tournée sud-africaine va redonner des espoirs. Malgré deux défaites face aux Cheetahs (38 à 31) et aux Bulls (34 à 21), les Sunwolves prennent leur premier point au classement et commencent à montrer du beau jeu offensif. L'ailier Kenki Fukuoka fait parler sa vitesse et plante essai sur essai, bien aidé par la révélation à l'arrière de Shota Emi. L'ancien international à 7 nippon, qui profité alors des forfaits de Kotaro Matsushima et Riaan Viljoen (ce dernier suite au match face aux Hurricanes), réalise alors des performances monstrueuses sur le terrain!

On le retrouve une semaine plus tard lors de la rencontre face aux Stormers à Singapour où il est encore fantastisque et marque un essai venu d'ailleurs. Les hommes de Filo Tiatia, emmenés par un très bon Jumpei Ogura à l'ouverture, font une très grosse première période mais craquent physiquement dans les 20 dernières minutes et doivent s'incliner sur le score de 44 à 20.

Premier succès historique face à une franchise sud-africaine!


La joie de Yu Tamura et ses coéquipiers après l'exploit face aux Bulls!

Le 8 mars sera la bonne! Ce jour-là, le jeune troisième ligne australien Rahboni Warren Vosayaco (NTT Shining Arcs) et l'arrière international japonais Kotaro Matsushima (Suntory Sungoliath) font leur début sous le maillot des Sunwolves face aux Bulls. Devant leur public chaud bouillant, les japonais remportent un premier succès historique face à une franchise sud-africaine en Super Rugby (21 à 20), bien aidé par la rentrée gagnante de l'ouvreur Yu Tamura, homme du match!

Et puis derrière arrive la terrible tournée en Nouvelle-Zélande que tout le monde redoute. De nombreux "spécialistes" de l'hémisphère sud, en particulier néo-zélandais et sud-africains, prétendent alors que les japonais encaisseront cent points par match. Filo Tiatia fait tourner son effectif comme toujours: Kenki Fukuoka est laissé au repos, Shota Emi est blessé et Willie Britz assiste alors à l'enterrement de son père. C'est dans ce contexte que l'ailier et international à 7 nippon Teruya Goto fait ses débuts en Super Rugby lors de la claque encaissé chez les Crusaders (50 à 03).

Les Sunwolves s'inclinent par la suite face aux Highlanders (40 à 15) avant de ramener un point de bonus défensif largement mérité contre les Chiefs (défaite 27 à 20), en ayant terminé la rencontre à 13 contre 15! Une semaine plus tard, les nippons sont en Argentine et affrontent les Jaguares. Shota Emi, la révélation de l'année fait son retour et marque un nouvel essai. Yu Tamura, auteur de deux essais et 24 points inscrits est l'homme du match côté nippon avec certainement aussi 
Willie Britz, encore une fois monstrueux. Mais une fois encore, ils craquent physiquement en fin de rencontre et s'inclinent sur le score de 46 à 39, pouvant nourrir au passage de profonds regrets!

Défaite record et victoire historique face à une franchise néo-zélandaise!


Le 15 juillet, les Sunwolves écrasent les Blues et remportent un succès historique face à une franchise néo-zélandaise!

Mais les nombreux voyages en avions et en particulier la tournée en Nouvelle-Zélande et en Argentine a laissé des traces. Après s'être incliné contre les Sharks à Singapour (38 à 17), les Sunwolves explosent face aux Cheetahs (défaite 47 à 07) à Tokyo le 27 mai. On constate au passage que l'ailier Takaaki Nakazuru, meilleur marqueur d'essais de Top League de la saison 2016/2017, n'est pas au niveau et est à des années lumières des Kenki FukuokaAkihito YamadaYoshikazu FujitaLomano LemekiKotaro Matsushima et autres.

Les tests matchs de juin du Japon prennent la suite avant que les nippons ne repartent pour une dernière tournée en Afrique du sud. L'effectif compte une infirmerie pleine et des joueurs épuisés, obligeant Filo Tiatia à lancer le jeune international japonaisRikiya Matsuda (Panasonic Wild Knights) en Super Rugby. Le 1er juillet, pour la 100ème cape de Sam Wykes, les Sunwolves sont atomisés par les Lions (94 à 07). Une défaite historique (la plus large de l'histoire de la jeune équipe japonaise) qui fait beaucoup de bruits, surtout chez tout ceux réclamant l'éjection de la franchise nippone de la compétition.

Une semaine plus tard, les japonais se reprennent un peu mais tombent lourdement chez les Stormers (52 à 15) malgré une bonne première période. Mais les Sunwolves, emmenés par leur capitaine Willie Britz, ont bien l'intention de terminer sur une bonne note. Survoltés et réalisant un match parfait, les hommes de Filo Tiatia infligent un 34 à zéro en deuxième mi-temps auxBlues et remportent un succès historique face à une franchise néo-zélandaise (48 à 21)!


Le rugby japonais a besoin de se restructurer

Au final, les Sunwolves terminent la saison de Super Rugby à la 17ème place avec 12 points devant les Rebels (9 points) et avec deux victoires au compteur. C'est tout simplement leur meilleur résultat dans la compétition et l'objectif que l'équipe s'était fixé en début d'année! Une saison qui aura vu quelques belles révélations tels que le 3/4 Shota Emi, le talonneur Yusuke Niwai et le deuxième ligne Uwe Helu tandis que le troisième ligne Willie Britz aura été l'homme fort cette année.

Beaucoup s'attarderont sur les claques prises par les nippons face aux Hurricanes (83 à 17) et les Lions (94 à 07) ou d'autres sur les deux exploits historiques face aux Bulls (21 à 20) et les Blues (48 à 21). Mais ni les uns ni les autres n'auront juste. Car le vrai débat du rugby japonais est aujourd'hui à l'heure actuelle autour de sa restructuration indispensable, les mauvais résultats sportifs en Super Rugby n'étant que les conséquences de cela. Car il est bon de rappeler ce qui handicape la franchise nippone. 

Les Sunwolves handicapés par la Japan Rugby Football Union:

Contrairement aux néo-zélandais par exemple, les internationaux japonais ne sont pas en contrat avec leur fédération. Conséquence de cela, ils jouent également en Top League, soit au total onze mois dans l'année! De fait, les joueurs ne disposent que de seulement quinze jours de préparation contre trois mois pour les autres franchises. Ce qui nous donne des débuts de saison catastrophique à l'image de ce carton pris face aux Hurricanes dès la première journée.

Jouer onze mois dans l'année, cela signifie aussi des joueurs cramés et des blessures beaucoup plus nombreuses que dans les autres équipes. L'exemple le plus frappant est celui du centre Harumichi Tatekawa,
véritable joueur indispensable capitaine du Japon et des Sunwolves, qui n'a ainsi pas été épargné par les blessures après avoir joué quasiment non stop depuis la coupe du monde de rugby de 2015 et qui n'a joué que deux rencontres en Super Rugby cette année et n'a pas pu participer aux tests matchs de juin dernier avec les Brave Blossoms. Plusieurs cadres de l'an dernier tels que Keita Inagaki, Shota Horie, Hitoshi Ono, Liaki Moli, Ed Quirk, Kaito Shigeno et Riaan Viljoen ont ainsi disparu de la circulation par rapport à cela.

Ces forfaits par dizaine et la volonté de Jamie Joseph de voir ses internationaux ne pas trop jouer (pour les avoir frais lors de la tournée de novembre prochaine) a ainsi vu Filo Tiatia être obligé de faire tourner constamment son effectif. Ainsi les Sunwolves cette année, c'est pas moins de 51 joueurs utilisés (dont une trentaine qui débutaient avec la franchise). Avec une telle situation, les Sunwolves n'ont jamais pu avoir de véritable équipe type cette saison et ont manqué logiquement d'automatisme. Déjà fébrile en défense, cela n'a fait qu'empirer avec un tel handicap, faisant de l'équipe nippone la pire défense (et de très loin) en Super Rugby cette année (96 essais encaissés en 15 matchs)!


Les Sunwolves handicapés par la Sanzaar:

Mais la Japan Rugby Football Union n'est pas la seule coupable dans la saison difficile des Sunwolves. La Sanzaar a aussi sa part de responsabilité. Après une première brillante idée qui l'a vu intégrer la franchise nippone dans la conférence sud-africaine alors que la logique amenait plutôt dans celle australienne, celle-ci a imposé à l'équipe japonaise de délocaliser trois matchs/an dans le Singapore National Stadium de Singapour. Une imposition sous pression de la SARU, la fédération sud-africaine de rugby, qui n'acceptait pas l'intégration des Sunwolves en Super Rugby sans cette conditon.

Les sud-africains ont obtenu ainsi moins de kilomètres en voyages dans l'année, cela au détriment des japonais. Les hommes de Filo Tiatia ont ainsi joué trois matchs délocalisés à Singapour. Imaginez pour comparer le Stade Français être obligé de délocaliser trois rencontres à Dakar au Sénégal dans un stade vide. Voilà ce à quoi les nippons sont contraints de faire depuis l'an dernier. Un handicap déjà de ne pas jouer devant son public et aussi celui de rajouter des milliers de kilomètres en plus.

Ainsi les Sunwolves cette saison en Super Rugby, c'est 120 000 kilomètres en avions (trois fois le tour de la planète), soit 40 0000 de plus que les Jaguares (deuxième) et quatre fois plus en moyenne que les franchises néo-zélandaises, ces dernières bien protégées de ce côté-là. Quand on rajoute les handicaps liés à la fédération japonaise de rugby, il est logique de voir toute la casse à laquelle nous avons assisté chez la franchise nippone cette année.


Quelle équipe l'an prochain?

Malgré tous ces handicaps que je viens de citer, les Sunwolves ont réussi à atteindre leur objectif cette saison en remportant deux succès historiques. Mais il est évident que le rugby japonais a besoin de se restructurer si l'on veut voir des progrès conséquents chez la franchise nippone dans la compétition dans les années à venir.

Sportivement, si l'an prochain le staff ne devrait pas bouger, des questions se posent sur l'effectif. A commencer avec l'arrivée probable de plusieurs internationaux japonais tels que Michael Leitch (Chiefs) et Amanaki Lelei Mafi (Rebels).
En troisième ligne toujours, peut-on voir arriver les prometteurs Tevita Tatafu (Tokai Univ.) et Kazuki Himeno (Toyota Verblitz).

Quelle charnière? Celle Fumiaki Tanaka/Yu Tamura semble la plus probable mais vieillissante alors qu'on attend l'éclosion par exemple en dix de Takuya Yamasawa (Panasonic Wild Knights). Aux ailes, assez légers cette année en dehors de Kenki Fukuoka, Shota Emi et Kotaro Matsushima, verra-t-on enfin les signatures des deux stars Yoshikazu Fujita (Panasonic Wild Knights) et Lomano Lemeki (Honda Heat) et le retour d'Akihito Yamada (Panasonic Wild Knights)?

Au centre, cela aura été très faible cette saison avec les Derek Carpenter, Timothy Lafaele, Ryohei Yamanaka... Si le capitaine Harumichi Tatekawa devrait faire son grand retour, pourquoi ne serait-ce pas le moment de lancer le jeune et puissant centre Shogo Nakano (Waseda Univ.), certainement le plus grand espoir nippon à l'heure actuelle? Enfin à l'arrière, le jeune Ryuji Noguchi (Tokai Univ.), qui s'est imposé en sélection sous les yeux admiratifs de Jamie Joseph, intégrera-t-il la franchise japonaise la saison prochaine? C'est autant de questions dont nous aurons la réponse en fin d'année.

Pour finir, on se doit de parler du public du Chichibunomiya Stadium de Tokyo qui aura toujours été au rendez-vous cette année, malgré les résultats absents, avec 13 984 spectateurs de moyenne (contre environ 17 000 l'an dernier)! Si l'affluence est en baisse, les Sunwolves se sont toutefois forgés un noyau dur de supporters, venus présents lors de la victoire historique face aux Blues lors de la dernière journée (12 543 spectateurs).

Un bilan toujours bien meilleur que les matchs délocalisés à Singapour (8 274 spectateurs de moyenne) même si ce dernier connait un progrès. Les résultats de la franchise nippone depuis 2016 montre en tout cas clairement que les japonais ont obtenu 100% de leur succès à Tokyo. Si cela pouvait faire réfléchir la Sanzar pour le futur...

Résultats

Phase régulière

 
25/02/2017 Sunwolves 17 - 83 Hurricanes
04/03/2017 Sunwolves 23 - 37 Kings
11/03/2017 Cheetahs 38 - 31 Sunwolves
17/03/2017 Bulls 34 - 21 Sunwolves
25/03/2017 Sunwolves 31 - 44 Stormers
08/04/2017 Sunwolves 21 - 20 Bulls
14/04/2017 Crusaders 50 - 03 Sunwolves
22/04/2017 Highlanders 40 - 15 Sunwolves
29/04/2017 Chiefs 27 - 20 Sunwolves
06/05/2017 Jaguares 46 - 39 Sunwolves
20/05/2017 Sunwolves 17 - 38 Sharks
27/05/2017 Sunwolves 07 - 47 Cheetahs
01/07/2017 Lions 94 - 07 Sunwolves
08/07/2017 Stormers 52 - 15 Sunwolves
15/07/2017 Sunwolves 48 - 21 Blues

Statistiques
 
13ème attaque du championnat (41 essais inscrits) 18ème défense du championnat (96 essais encaissés)

 
Joueur de la saison


Le 3ème ligne sud-africain Willie Britz aura été le joueur de la saison chez les Sunwolves!
 
Recruté cette année par les Sunwolves, le troisième ligne Willie Britz (NTT Shining Arcs) avait déjà un petit passé en Super Rugby chez les Lions et les Cheetahs. A 28 ans, le sud-africain aura vite montré son talent et sera devenu une pièce indispensable de l'effectif. Impérial en touche et dans les rucks, très bon défenseur et disposant d'un skill de bon niveau, il aura été le meilleur joueur de la franchise nippone cette année.

Marqué par le décès de son père, il sera revenu dans l'équipe lors de la tournée en Nouvelle-Zélande et aura fait des performances remarquables. Willie Britz aura été le joueur le plus régulier de la saison et aura été au niveau, même lors de la dernière tournée catastrophique en Afrique du sud. Capitaine suite à la blessure d'Ed Quirk, il aura été récompensé en étant de la victoire historique face aux Blues lors de la dernière journée.

Il est inutile de dire que ses performances n'ont pas dû échapper aux yeux du sélectionneur Jamie Joseph. En juin 2018, le troisième ligne sud-africain sera en effet sélectionnable avec le Japon. A deux ans de la coupe du monde de rugby de 2019 dans l'archipel nippon, on voit mal le technicien néo-zélandais se priver d'un tel talent disponible.

Révélation de la saison


Le 3/4 Shota Emi est la grosse révélation des Sunwolves cette saison!
 
Inconnu au bataillon à part pour les experts du rugby japonais, Shota Emi débarquait tout droit de Suntory Sungoliath. Passé par Gakushuin Univ., le jeune ailier se fait remarquer en étant de la sélection à 7 nippone qui participe à la coupe du monde de rugby à 7 de 2013 à Moscou. Par la suite, il rejoint Suntory Sungoliath avec qui il se révèlera lors de la saison 2015/2016 et fera partie de l'équipe type de Top League. Blessé la saison qui suit, il revient en force lors de sa troisième et participe grandement au doublé de l'équipe de Fuchu. C'est ainsi que Shota Emi débarque chez Suntory Sungoliath.

Profitant de la blessure du sud-africain Riaan Viljoen face aux Hurricanes, il explose au grand jour dès la tournée en Afrique du sud au côté de l'ailier Kenki Fukuoka. De la puissance, de la vitesse et un skill le voient ainsi réaliser des performances monstrueuses avec les Sunwolves avant d'être blessé par la suite et de manquer la seconde partie de saison. Une blessure qui l'empêchera également de faire ses premiers pas avec le Japon lors des tests matchs de juin alors que le sélectionneur Jamie Joseph l'avait convoqué. L'arrière japonais est malgré tout la grosse révélation de l'équipe cette année! 

A 25 ans, seulement, Shota Emi, qui a la particularité d'être né à Jakarta en Indonésie, a en tout cas crevé l'écran cette saison et nul doute qu'on le reverra avec les Sunwolves l'an prochain. Mais avant cela, le joueur de Suntory Sungoliath devrait enfin fêter sa première cape avec les Brave Blossoms lors des tests matchs de novembre. Joueur polyvalent pouvant évoluer ailier et arrière, c'est un profil qui plait grandement à Jamie Joseph à l'heure actuelle! 

Equipe type 2017
 

1.Koki Yamamoto------------2.Yusuke Niwai---------------3.Yasuo Yamaji

------------------4.Liaki Moli------------------------5.Sam Wykes--------------

6.(c) Ed Quirk-------------------------------------7.Shuhei Matsuhashi-------

----------------------------------------8.Willie Britz-------------------------------

--------------------------9.Fumiaki Tanaka---------------------------------------

------------------------------------------10.Yu Tamura----------------------------

-----------12.Derek Carpenter---------------13.Timothy Lafaele-------------

11.Kenki Fukuoka---------------------------------------14.Takaaki Nakazuru

--------------------------------15.Kotaro Matsushima---------------------------


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30/7/2017
 
Commentaire de gifufighter

Très bon résumé.
Je rajouterai qu'en 3ème ligne le départ de Duratolo a quand même fait mal. Hormis Quirk & Britz, Matsuhashi ou son compère n'ont pas eu un gros impact. Ce joueur de 7 avait en plus une densité physique et un sens du déplacement, en plus d'une générosité au combat, assez impressionnants.
2 victoires certes (1 contre 1 équipe démobilisée, plus à Tokyo pour faire la fête que pour le rugby), mais je n'ai pas trop vu de progrès dans le jeu - comme pour l'équipe nationale en fait. Quid du staff ?

17/7/2017
 
Commentaire de Redspako

Il n'y a pas un seul joueur qui a atteint la barre des 1 000 minutes de temps de jeu cette saison avec les Sunwolves. C'est assez révélateur. Ils ne doivent plus évoluer en Top League, on a eu une casse trop importante cette année!

17/7/2017
 
Commentaire de Kenzaki

Tu as résumé tout les problèmes des Sunwolves. Bravo pour ton article Hinato!

16/7/2017
 
Commentaire de Watanabe

Je suis d'accord à 100% avec l'idée des contrats fédéraux. Les internationaux japonais ne doivent plus jouer en Top League et pouvoir avoir une vraie préparation pour le Super Rugby avec les Sunwolves. Quand on lit que Pichot veut que le Japon intègre le Rugby Championship mais c'est juste impossible à l'heure actuelle avec le bazard qu'il y a.

16/7/2017
 
Commentaire de Skyrim75

C'est en lisant l'article qu'on se rend compte de l'exploit qu'ont réalisé les Sunwolves. Cette équipe pourrait faire bien mieux si le rugby japonais se restructure comme dit.

16/7/2017
 
Commentaire de Tokyro

Excellent article Hinato! Tu as résumé la saison et les problèmes du rugby japonais.


 
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